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Statistiques de fréquentation : ces entreprises qui naviguent dans le brouillard

Je ne citerai pas de noms. Mais je peux vous assurer que certaines grosses entreprises naviguent encore dans le brouillard en ce qui concerne l’évaluation de l’impact de leur site web. C’est-à-dire qu’elles n’ont pas accès à des statistiques de fréquentation dignes de ce nom pour se faire une idée objective du succès de leur présence en ligne.

Tous les secteurs sont concernés : bancaire, pharmaceutique, média,…

Il m’est arrivé, à plusieurs reprises, de travailler pour des entreprises multinationales qui n’ont même aucune idée du nombre de sites web qu’elles possèdent. La première étape à franchir reste souvent l’inventaire de l’existant.

Alors, les tests utilisateurs, n’en parlons pas ! Seules quelques sociétés à la pointe commencent à s’y intéresser.

Néanmoins, la culture progresse, et les entreprises les plus intuitives et les plus “web oriented” ont saisi tout l’intérêt d’effectuer des mesures. Elles ont compris que le format et la position d’un bouton peuvent tripler leur taux de conversion, et qu’il faut en avoir le coeur net.

Certes, les statistiques sont délicates à interpréter.

Certes, certains logiciels sont chers ou difficiles à configurer, mais d’autres, sont conviviaux et distribués gratuitement.

Une grande banque qui dépense des millions d’euros en communication traditionnelle (vous savez, avec ces affiches de gens heureux et sereins grâce à leur taux d’intérêt garanti ;-)… ne peut-elle pas investir quelques deniers à optimiser l’expérience de ses clients et prospects en ligne ? Est-ce un bon calcul de snober le référencement de sa nouvelle gamme de produits ou l’ergonomie de ses simulateurs en ligne ?

De grosses entreprises qui naviguent dans le brouillard, et de petits blogueurs accrocs à leurs statistiques… avouez que c’est étrange !

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Commentaires des lecteurs

  • Comment by Yves — 11 January 2008

    Yep, c’est du vécu aussi de mon côté chez certains clients. Or, quand on mène une action, il est fondamental de prévoir comment on va mesurer son impact, et les données de fréquentation sont un élément important.

    En dehors de Google Analytics et AWStats, existe-t-il des solutions pas chères et qui donnent satisfaction ? Quels sont les outils favoris des internautes familiers de 60questions.net ?

  • Comment by Laurent — 11 January 2008

    la faible mesurabilités ou la faible volonté de mesurer vient souvent du fait que la conception du site n’est pas orientée par des objectifs clairs.

    Par d’objectifs mesurables mène souvent à aucun élément à mesurer 😉

    Selon moi, on peut définir les indicateurs à mesurer et les KPI dés la phase de stratégie d’un site et avant même la conception. J’insiste sur la notion de KPI car cela va plus loin que les indicateurs web.

    C’est en tout cas un sujet passionnant.

  • Comment by jmh — 12 January 2008

    @ Laurent : 100% d’accord avec ta perspective.

    @ Yves : J’utilise personnellement Google Analytics pour mes propres besoins (et Webtrends en entreprise), mais ça m’intéresse de découvrir de riches alternatives open source (le monde open source me surprend tous les jours quand je prends la peine de m’y intéresser).

  • Comment by Matteo — 17 January 2008

    Je rejoins Laurent sur le manque d’objectifs clairement définis pour certains sites. Cependant, là encore rien de très spécifique au web. De nombreuses entreprises seraient incapable de préciser le nombre de versions de plaquettes et brochures qu’elles ont en circulation, ou ne font pas d’évaluation des résultats après des campagnes “de plusieurs millions d’euros”.

    Comme tu le soulignes Jean-Marc, c’est seulement d’autant plus incompréhensible que pour Internet, cette évaluation peut être immédiate et gratuite, et que les améliorations peuvent être faites en temps réel. C’est là une merveilleuse opportunité pour certains “petits” de dépasser des “gros lourds”.

  • Comment by sous-traitance — 19 January 2010

    Si certaines entreprises dépensent dans la communication traditionnelle, c’est à cause de leurs responsables commerciaux ou marketing qui ne sont pas intégrés ou non convaincus par l’internet.

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