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Vive le test utilisateur léger !

Chers clients,
Chers futurs clients (oui, oui, soyons prospectifs ;-),

Ne sous-estimez pas les avantages du test utilisateur.

Et ne surestimez pas son coût.

Les avantages sont nombreux. Le coût, bien moindre que ce que vous imaginez.

Je reviens de chez un client parisien. Entre spécialistes de la communication, nous avions conçu une maquette éditoriale. En une journée, nous l’avons confrontée à l’avis de 5 utilisateurs, aux profils représentatifs de la palette de publics visés. Grand bien nous a fait.

Nous avons appris plein de choses (allant du détail à des aspects plus fondamentaux) :

  • La taille de la maquette à l’écran a soulevé de nombreux commentaires. A tel point que nous avons changé notre fusil d’épaule.
  • Contre toute attente, certains libellés ne sont pas du tout parlants pour les utilisateurs. Nous allons les renommer.
  • Certains contenus, qui exigent un investissement éditorial consistant, ne soulèvent pas pour autant l’enthousiasme des foules. Nous allons peut-être les abandonner.
  • Les utilisateurs font certains rapprochements auxquels nous n’aurions pas songé.
  • Les utilisateurs valident toute une série d’autres aspects. Nous voilà rassurés sur des choix par rapport auxquels nous nous questionnions.
  • Certaines fonctionnalités sont hautement appréciées, mais trop peu visibles… les utilisateurs ne les remarquent que lorsqu’on attire leur attention. Nous allons les recentrer.

Globalement, nous en savons nettement plus sur la façon dont les contenus sont perçus et utilisés.

Coût de l’opération : deux journées de consultance (préparation, animation et analyse). Pour un produit éditorial à haute visibilité et amené à durer, ça vaut la peine, croyez-moi.

Se baser sur les bonnes pratiques théoriques reste très insuffisant. Rien ne vaut une confrontation avec de vrais lecteurs potentiels.

Je plaide pour le test utilisateur léger, c’est-à-dire :

  • Sur un échantillon même réduit d’utilisateurs
  • Sans passer nécessairement par la grosse artillerie
  • Sans se donner les apparences scientifiques, souvent discutables
  • Sans enregistrer nécessairement les moindres attitudes ou mouvements de souris
  • Basé sur quelques notes au vol, structurées dans un questionnaire, souvent suffisantes pour faire émerger les observations les plus évidentes (les autres valent-elles la peine ?)

Un test utilisateur informel vaut son pesant d’or. Pas mieux comme retour sur investissement. Bravo à mon client qui en a accepté l’idée. Ce n’est pas encore dans la culture de toutes les entreprises.

Et nous… nous sommes persuadés des bienfaits des tests utilisateurs… faites-nous confiance !

Commentaires des lecteurs

  • Comment by jc-Qualitystreet — 4 June 2008

    Un cri du coeur semble-t-il !

    Tester de manière moins formelle, mais plus souvent: mettre le focus sur le feddback ! C’est bien l’essentiel.
    Varier les protocoles, les contenus à tester, les profils de participants, et surtout être réactif quant à l’exploitation des résultats est la façon la plus efficace de travailler sur les projets. C’est adopter le "lean thinking" en travaillant au plus juste, sur ce qui est source de valeur pour nos clients!

    Voilà bien là les fondements d’une ergonomie agile et d’une collaboration efficace.
    Jean-Marc, il me semble que tu devrais te retrouver dans mon manifeste :
    http://www.qualitystreet.fr/?200...

  • Comment by Cédric — 4 June 2008

    intéressant de confirmer qu’un test utilisateur même simple apporte déjà une valeur non négligeable, et qu’il n’est nul besoin d’outils à la Nielsen pour en profiter.

  • Comment by Yves — 5 June 2008

    Tout à fait d’accord avec cette approche. Est-ce qu’il s’agissait de tests basés sur des prototypes-papier ou des tests en live (et alors, ça m’intéresse de savoir comment tu t’y prends).

  • Comment by Gloops — 9 June 2008

    Peut-être quelques mots sur la façon de faire venir les utilisateurs ? (Invitation sur le site ? Choix dans un public déjà accessible par ailleurs ?)
    Si le site est proposé en plusieurs langues, probablement sera-t-il judicieux de procéder à cette démarche dans chacune des langues ?
    Peut-être quelques remarques pour un site personnel, qui sous-entend des moyens différents ?

  • Comment by jmh — 9 June 2008

    @ Yves : Dans le cas présent, il s’agissait d’un prototype. Un test de "prototypage horizontal", comme on dit dans le jargon. C’est-à-dire que les participants ne voient qu’une maquette à plat et ne peuvent pas cliquer. Cela permet tout de même de savoir ce qu’ils auraient envie d’explorer, ce qui les attire, ce qu’ils ne comprennent pas,… L’intérêt est de faire le test très en amont, avant d’avoir dépensé de l’argent en production, et en se gardant beaucoup de souplesse pour modifier les choses.

  • Comment by jmh — 10 June 2008

    @ Gloops : Il est vrai que la sélection des participants est cruciale. Il faut lutter contre la facilité qui se traduit par une tendance à choisir des utilisateurs déjà acquis à la cause. Quoi qu’il en soit, mieux vaut sonder les utilisateurs que l’on a sous la main que pas d’utilisateur du tout.

    Dans le cas d’un site avec plusieurs versions linguistiques, je conseille effectivement de tester dans les différentes langues. Un libellé peut fonctionner dans une langue, et pas dans une autre. Les cultures sont différentes. Les champs sémantiques et les connotations varient.

    Qu’entends-tu par site personnel ? Il est vrai, en tout cas, qu’il faut adapter le test au contexte : public visé, scénarios d’utilisation, ambition de l’éditeur,…

  • Comment by Gloops — 11 June 2008

    Qu’est-ce qu’un site personnel ? Il existe une expression plus ampoulée pour dire ça : "mon site à moi que j’ai fait" 😉
    Avec même un plus dans cette optique : on clique sur mon nom pour y accéder.
    De la nécessité d’avoir un domaine pour héberger les mails au départ, je suis passé à celle de montrer ce que je savais faire sur une plateforme à laquelle je me suis formé. Il y a encore certainement beaucoup à faire, sur la forme comme sur le fond, pour le moment j’ai migré un préexistant créé sous une autre plateforme.
    Et j’ai l’impression que faire participer les lecteurs de manière représentative ne va pas être une simple formalité : entre 5 et 20 lecteurs chaque jour, probablement plusieurs fois les mêmes, provenant d’Europe, d’Amérique, d’Australie …
    Au demeurant, on peut attendre deux profils type : d’une part la cible initiale, utilisateurs de Windows en quête d’utilitaires, et d’autre part les employeurs potentiels. Probablement des attentes différentes. J’imagine que la deuxième cible est plus délicate à aborder sur le plan de la démarche, bien que plus commode sur le plan géographique.
    Le site ne comporte pas encore de forum comme celui-ci, probablement ça pourrait être une première étape (après avoir souscrit la tranche d’hébergement supérieure). Pour le moment le site n’encourage pas beaucoup les échanges : en un peu plus de deux ans j’ai reçu un e-mail demandant des précisions sur un programme.
    En un sens, je peux me rassurer en me disant que ça laisse entendre que j’ai dit ce qu’il y avait à dire ? 🙂

  • Comment by jérôme coupé — 31 July 2008

    A voir pour les tests utilisateurs légers: silverback
    <www.silverbackapp.com/&gt…

    Mon seul regret, cela ne fonctionne que sous mac pour le moment.

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