La qualité d’un vêtement se mesure à sa capacité à traverser quelques années sans perdre allure. La qualité d’un bâtiment se vérifie surtout… 5 ou 10 ans plus tard ! Il en va de même pour les sites web. Rien de plus décourageant que d’obtenir des critiques juste après une refonte. Alors, comment faire pour que le site web de votre institution résiste au temps ?
Nous définissons un contenu « chaud » comme étant lié à l’actualité. Les Américains parlent d’ailleurs volontiers de « hot news », qui n’ont rien de pornographique, rassurez-vous. Quelques exemples de contenus chauds : le fil de brèves, les actualités, les évènements, les communiqués de presse, le direct, etc.
Les contenus froids, quant à eux, sont moins liés à l’actualité. Ils gardent un pouvoir d’information permanent, moins limité dans le temps. Quelques exemples de contenus froids : les fiches pratiques, les dossiers thématiques, les tutoriels, les services en ligne, les infographies explicatives, etc.
Prenons l’exemple des villes et communes. 80% des visiteurs viennent y chercher des informations précises. À l’unanimité, lors des tests utilisateurs, ils nous font comprendre que les contenus chauds ne les intéressent pas. Ils veulent surtout pouvoir accéder efficacement aux données qui leur sont utiles.
Ainsi, les actualités communales restent souvent très anecdotiques au regard des informations permanentes : horaires de la maison communale, rotation des pharmacies de garde, relevé des déchets ménagers, etc. Non pas que nous voulions déconsidérer le reportage de la dernière kermesse ni la nomination du vice-président, mais tout de même, il y a des priorités utilisateurs.

Une carte interactive des écoles maternelles de la ville de Montbéliard. Voilà de quoi contenter des centaines de parents chaque année, et construire un référencement durable. Un bel exemple de contenu froid local.
De nombreux arguments plaident en faveur des contenus froids :
L’administration persiste dans le temps, tandis que les politiques alternent.
Cependant, dans une démocratie, les sites administratifs sont la vitrine naturelle des politiques.
Au niveau des sites web, cela implique une véritable réflexion : comment donner toute sa place au politique, sans bouleverser pour autant l’éventail des services mis en place par l’administration ?
La plupart du temps, nous recommandons :
Bien entendu, certaines décisions politiques majeures sont parfois susceptibles de bousculer la structure, voire l’existence, d’une administration. Mais cela ne devrait pas se produire trop facilement.
Nous invitons les responsables du web dans le secteur public à conscientiser les hommes et les femmes politiques de l’impact d’un changement sur le référencement (SEO) et l’expérience utilisateur (UX) d’un site web, de manière à éviter les dégâts générés par des politiques impulsives.

Ci-dessus, le site municipal de Baie-des-Sables, au Québec, octroie l’espace stratégique de la page d’accueil à un discours du maire. La navigation démarre par les rubriques « Historique », « Profil municipal » et « Élus et employés ». Les services pratiques sont relégués à l’arrière-plan.

De nombreux autres sites municipaux, au Québec, ont compris qu’il est bien plus efficace de faire remonter l’information orientée utilisateur. C’est le cas, par exemple, du site de la ville d’Adstock, qui affiche au premier plan l’agenda des loisirs ou les formulaires de demande de permis.
Lorsque vous investissez dans un nouveau site web, veillez à ce que toute l’énergie et le budget dépensés en vaillent la chandelle. Il faut bien avouer que certaines refontes ressemblent à un petit coup de pinceau pour redonner au site web une impression de modernité. Dans le milieu de la conception des sites web, les effets de mode sont nombreux et permanents. Chaque année, vous serez assaillis par des « tendances incontournables », vantées par les consultants ou les agences, qui en bénéficient au premier plan. Personne n’a envie d’être ringard ou dépassé, de sorte qu’il est tentant de se laisser convaincre.
Les effets de mode touchent plusieurs registres :

Chaque année, Google abandonne d’anciennes fonctionnalités dans lesquelles les entreprises ont parfois investi beaucoup d’énergie. Miser sur les effets d’annonce est presque aussi risqué que de jouer en bourse. À tel point que certains sites s’amusent à collectionner les produits que Google a envoyés au cimetière. Consultez, par exemple : killedbygoogle.com.
STOP !, respirez et ramenez votre attention sur les valeurs sûres d’un site web, celles qui ne varient pas avec le temps :
De nombreuses entreprises ont perdu le contrôle sur leur masse éditoriale. C’était déjà le cas il y a 10 ans, et le tsunami de l’intelligence artificielle ne fait que renforcer la surproduction et l’infobésité. C’est pourquoi, à contre-courant de la frénésie productive, nous encourageons à vous concentrer sur les techniques de rationalisation.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Les capacités suivantes sont cruciales, à nos yeux, pour garder la maîtrise du capital éditorial de votre institution :
Réinvestir sur l’existant reste une excellente stratégie SEO. En actualisant un contenu sans en changer l’URL, vous donner un signal de fraîcheur aux moteurs de recherche, tout en capitalisant les liens entrants vers cette URL, que vous allez accumuler au cours du temps. Le moteur de recherche n’aura pas à hésiter entre plusieurs pages possibles.

Ci-dessus, le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail produit des contenus qui se positionnent sur des titres très similaires. Une autocannibalisation qui demande à être rationalisée.
Lors de la publication d’un nouveau contenu, votre plan de gouvernance éditoriale devrait inciter à vérifier que :
Abstenez-vous de rajouter des couches aveuglément et réservez du temps pour l’actualisation et l’éventuelle dépublication des anciens contenus.
À défaut de prendre toutes ces précautions, vous risquez de perdre le contrôle sur votre contenu. Ce qui résulte souvent en une refonte sanglante, où le bébé est jeté avec l’eau du bain. Un peu comme dans un déménagement où, en raison du désordre dans lequel nous n’avons pas le courage de plonger, quelques bijoux se retrouvaient par mégarde à la poubelle.
Une masse éditoriale devenue ingérable résultera aussi en des contenus que vous n’avez plus la capacité d’actualiser. Le trafic qui continue d’atterrir sur ces contenus obsolètes cause du tort à l’image de votre institution.

Les Yellow Dolphins jouent les Ghostbusters du web.
Nous nous sommes spécialisés dans le nettoyage éditorial
et le rangement des masses de contenu accumulées par les institutions publiques
Parfois, l’institution produit du bon contenu, mais c’est le véhicule qui doit tenir la route… traduisez : votre CMS (Content Management System) doit pouvoir être évolutif, face à la technologie web, qui progresse constamment.
On comprend parfaitement bien qu’une administration publique veuille rester indépendante et neutre au regard des sociétés privées, mais elle ne devrait pas pour autant s’embourber dans des développements « maison » qui, en définitive, peuvent générer beaucoup de difficultés et d’impasses informatiques accompagnées, paradoxalement, d’une grande dépendance au fournisseur.
Pour assurer la pérennité de votre infrastructure informatique, nous vous conseillons de choisir un CMS qui réponde aux caractéristiques suivantes :
En respectant ces critères, vous minimiserez le risque d’obsolescence de votre outil de gestion de contenu web.
Un coup d’œil sur les statistiques ci-dessous vous permettra de remarquer que, pour les raisons évoquées, ce sont les CMS Open Source (WordPress, Joomla, Drupal, etc.) qui dominent aujourd’hui le marché.

Ci-dessus, un aperçu des CMS les plus utilisés en France, en 2024.
Notez que dans le secteur public, Joomla et Drupal sont davantage présents.
Le CMS Typo3 reste également utilisé dans certaines administrations.
Même si vous êtes attentifs aux bonnes pratiques du UX design, même si vous vous êtes entourés de consultants expérimentés, vous n’échapperez pas à la nécessité d’un test utilisateur. Se confronter à la réalité du terrain est toujours secouant, mais extrêmement bénéfique. C’est une étape indispensable si vous voulez éviter de voir remonter des problèmes dans les 6 premiers mois qui suivent la refonte.
Les cinq scénarios à éviter à tout prix (oui, oui, ils sont encore fréquents) :

Un test utilisateur de l’arborescence permet d’identifier les principaux obstacles dans le parcours utilisateur, de corriger les libellés problématiques et d’adopter une classification plus intuitive.
Si vous souhaitez que votre site institutionnel traverse le temps, pensez à aborder les questions suivantes :
Quel que soit le niveau de pouvoir pour lequel nous œuvrons (européen, national, régional ou local), ce sont ces mêmes questions qui nous orientent vers une architecture d’information durable.
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Yellow Dolphins travaille depuis 25 ans aux côtés des institutions publiques
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