A quoi voit-on que l’arborescence d’un site web a été bien conçue ?
Voici 7 indicateurs qui vont vous permettre d’évaluer objectivement l’efficacité de votre structure de contenu :
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A quoi voit-on que l’arborescence d’un site web a été bien conçue ? C’est la question à laquelle nous allons répondre dans cette vidéo !
Un site web, vous le savez, c’est un ensemble de pages qui sont reliées entre elles. Votre site contient probablement des rubriques, des sous-rubriques, parfois même des sous-sous-rubriques, qui organisent l’information. Cette architecture de contenu se reflète à travers vos menus de navigation ou votre fil d’Ariane, qui permettent à vos utilisateurs de s’orienter.
Mais quels sont les signaux d’une expérience de navigation réussie ? Nous vous proposons de passer en revue 7 indicateurs qui vont vous permettre d’évaluer objectivement l’efficacité de votre structure de contenu.
Le premier indicateur de réussite, c’est de trouver ce que l’on cherche. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas sur un site web : face à l’ampleur de votre offre, les utilisateurs peuvent passer à côté de l’information qui les aurait intéressés !
Ils peuvent atterrir sur une information qui n’est pas la meilleure ni la plus consistante, mais simplement la première sur laquelle ils sont tombés.
Ils peuvent faire fausse route : penser qu’une information se trouve à un endroit du site, alors qu’elle se trouve ailleurs !
Parfois aussi, ils peuvent tout simplement se décourager et abandonner leur recherche. C’est le fameux phénomène de l’abandon de caddie sur les sites commerciaux, mais ce découragement peut évidemment aussi se produire sur un site éditorial ou institutionnel. L’utilisateur abandonne la recherche sur le site web et préfère prendre son téléphone, ou même renoncer à la démarche qu’il avait entreprise, car elle lui coûte trop d’énergie ou trop de prise de tête !
Un deuxième critère de performance, c’est le temps qu’un utilisateur doit dépenser pour atteindre l’information.
Le temps, c’est de l’énergie et c’est précieux. Dans le monde réel, est-ce que vous allez rouler pendant une heure pour aller chercher vos petits pains à 50 kilomètres de chez vous ? Probablement non ! A moins que la qualité de la boulangerie soit exceptionnelle et justifie cette dépense d’énergie. La plupart du temps, l’utilisateur emprunte le chemin le plus rapide. La satisfaction d’un utilisateur sera corrélée à l’énergie qu’il doit dépenser.
Lors d’un test utilisateur, le temps est quelque chose d’objectif, très facile à mesurer. Et on améliore un site web lorsqu’on parvient à diminuer le temps moyen nécessaire à la réalisation d’une tâche.
Toujours dans l’idée de diminuer l’effort des utilisateurs, le nombre de clics reste un critère.
En théorie, mieux vaut accéder à une information en 3 clics qu’en 6. Cela relève du bon sens.
Là encore, nous avons à faire à un critère facilement mesurable lors des tests utilisateurs. En observant les utilisateurs, il est facile d’enregistrer le nombre de clics qu’ils ont consenti pour accéder à une information.
Mais il s’agit d’un critère qui doit être recoupé avec d’autres aspects. En effet, certaines études d’ergonomie ont démontré que, dans certains cas, mieux vaut 5 clics rapides et intuitifs que 3 clics qui sous-tendent une décision difficile. Le nombre de clics doit donc toujours être mis en parallèle avec le facteur temps, les hésitations et la façon dont l’utilisateur perçoit les choses.
Dans certains tests, nous utilisons un critère que nous appelons en anglais le « Directness », c’est-à-dire la tendance des utilisateurs à aller tout droit vers une information, sans tergiversation, ou au contraire la tendance à marquer des hésitations, faire des retours en arrière et explorer plusieurs chemins avant de choisir le bon.
Il sera intéressant, lors des tests, d’identifier la source de ces hésitations. Quels sont les carrefours de votre site web qui prêtent au doute ou aux erreurs ? Généralement, il s’agit d’un libellé équivoque ou bien d’une classification qui ne correspond pas à la logique d’un certain nombre d’utilisateurs.
La clarté des libellés est au cœur de la réussite d’une architecture d’information.
Le « libellé », c’est le nom qu’on donne aux rubriques.
Un libellé doit être :
Les utilisateurs cherchent-ils l’information là où elle se trouve ? Pour augmenter les chances de succès, vous pouvez utiliser plusieurs logiques d’accès à l’information, mais il est important qu’au moins une de ces logiques corresponde à la manière dont procède l’utilisateur.
Certains tests vont nous permettre de comprendre la logique que les utilisateurs adoptent le plus naturellement. Ils vont aussi nous permettre de vérifier si la logique utilisée par les concepteurs du site est comprise par les utilisateurs.
Les sciences humaines restent complexes. Parfois, un utilisateur trouve l’information assez rapidement et sans trop d’hésitation ; pourtant, il va exprimer une frustration. A d’autres moments, l’utilisateur peut nous sembler éprouver des difficultés et, finalement, il va se montrer satisfait.
C’est pourquoi, lorsque nous évaluons la performance d’un site web, il est utile de combiner des critères objectifs, comme le temps, le nombre de clics, le nombre de retours en arrière… avec des critères subjectifs : l’utilisateur, finalement, est-il ou non satisfait de son expérience sur le site web ? Qu’a-t-il à redire ?
En résumé, voici les 7 critères qui vont nous permettre de mesurer l’efficacité d’une arborescence de contenu :
Si vous pensez à un 8e critère, pourquoi pas, donnez-nous des idées en commentaires !
Dans la prochaine vidéo, nous vous parlerons des différents types de test qui vont nous permettre de mesurer tous ces critères et d’améliorer l’arborescence de votre site web. Merci pour votre attention et à très bientôt !
Pour aller plus loin :
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